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Le vendredi 03 juillet 2020, a eu lieu la 1ère session ordinaire du Comité Technique de Pilotage (COPIL) du projet d'Appui à La Modernisation de l’État pour un Service Public de qualité sur le territoire (AMESP). Elle s'est tenue dans la salle des Banquets du Cabinet du Premier Ministre avec la participation de l'Ambassade de France, de l'AFD, du  Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses et du Haut Commissariat à la Modernisation de l'Etat . 

 

Le Directeur de Cabinet du Premier Ministre, M. Hama Adamou Souley, Président du Comité du Pilotage du Projet d’Appui à la Modernisation de l’État pour un Service Public de Qualité sur le Territoire (AMESP), a présidé le vendredi 3 juillet dernier, la cérémonie d’ouverture de la 1ère session dudit. Financé à travers la coopération française, ce projet d’un coût total de 17 millions d’euros soit 11.151.269.000 FCFA sera mis en œuvre en plusieurs phases dont une préparatoire, objet de la session, d’un coût total de 5 millions d’euros soit 3.279.785 FCFA. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur de France au Niger, SE Alexandre Garcia, du Haut-Commissaire à la Modernisation de l’État, et d’autres personnalités.


Le Projet d’Appui à la Modernisation de l’État pour un Service Public de Qualité sur le Territoire (AMESP) est une initiative gouvernementale concourant à la réforme de l’administration territoriale au Niger avec le concours de l’État Français à travers le financement de l’Agence Française de Développement (AFD). Son enjeu est de restaurer la citoyenneté dans certains espaces nomades relativement privés de la représentation de l’État et de l’offre de services publics aux populations. Il a pour objectif de contribuer au renforcement des conditions d’exercice des fonctions de l’État déconcentré et décentralisé sur le territoire nigérien pour une amélioration des services publics rendus à la population nigérienne.

 

À l’ouverture des travaux de cette 1ère session du COPIL, M. Hama Adamou Souley a rappelé que l’AFD n’est pas à son premier financement au Niger dans le même cadre. « Cette initiative de coopération fait suite au succès éclatant enregistré dans le cadre de la mise en œuvre, il y’a quelques années, d’un projet pilote intitulé : Projet modernisation de l’État et décentralisation au Niger (MEDEN) qui a significativement contribué à la promotion d’une gouvernance de qualité au Niger. Plus particulièrement au renforcement des capacités humaines et institutionnelles des administrations publiques afin qu’elles soient plus aptes à répondre plus efficacement aux besoins des usagers des services publics dans des domaines prioritaires comme la sécurité, les services sociaux de base et l’appui à la promotion du développement local », a-t-il souligné. Pour le Directeur de cabinet du Premier ministre, le MEDEN, a contribué à répondre à la satisfaction du choix politique des plus hautes autorités de notre pays, celui de bâtir des institutions démocratiques fortes, crédibles et durables ; renforcer l’efficacité et la crédibilité des institutions publiques et de promouvoir une gouvernance de qualité à tous les niveaux de la gestion de l’État.

 

À l’ordre du jour de cette session du Comité de pilotage, les participants examineront plusieurs points dont entre autres le plan annuel de travail pour la période du 1er juillet 2020 au 30 juin 2021 ; le budget correspondant et des outils clés de gestion dont le cadre logique du projet, la théorie de changement, le test de sensibilité au COVID 19, le plan de communication et le plan de passation des marchés.

 

Pour sa part, l’Ambassadeur de la République Française au Niger, a saisi l’opportunité pour saluer la tenue de ce 1er Comité de Pilotage, « attendu de longue date », qui marque le lancement effectif des activités opérationnelles du Projet d’Appui à la Modernisation de l’État pour un Service Public de Qualité sur le Territoire (AMESP). « La tenue de ce Comité de Pilotage prend une résonnance toute particulière, trois jours seulement après le sommet de Nouakchott qui a rassemblé le Président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, ses homologues du G5 Sahel ainsi que le Président de la République française, Emmanuel Macron, afin de faire un premier bilan des recommandations issues du Sommet de Pau du 13 janvier dernier qui a vu naitre la Coalition pour le Sahel », a déclaré SE Alexandre Garcia. Le diplomate français a mentionné que le Projet d’Appui à la Modernisation de l’État pour un Service Public de Qualité sur le Territoire (AMESP) s’inscrit pleinement dans les conclusions de ces sommets et notamment le troisième Pilier qui vise « le renforcement de l’État et des administrations sur le territoire ». « Afin de mener à bien ses objectifs et de participer à la mise en œuvre de la Politique Nationale de Modernisation de l’État (PNME), le projet s’emploiera à recourir à des mécanismes innovants, notamment à travers la mise en place de caravanes itinérantes permettant la délivrance de services essentiels dans des zones très reculées du pays tels que l’état civil, la santé humaine et animal, ou encore la gestion des ouvrages hydrauliques. J’ajouterai que si le mécanisme est innovant, il relève également d’une logique endogène, permettant d’apporter une réponse pleinement adaptée aux vastes territoires sahéliens périphériques », a indiqué le diplomate français, avant de réaffirmer la disponibilité et l’engagement de son pays à poursuivre ses appuis au Niger.

 

Auparavant, le Haut-Commissaire à la Modernisation de l’État, M. Oumar Saley Amadou a salué l’aboutissement du processus à la grande satisfaction de tous les acteurs. Il a rappelé que ce projet initié depuis 2015 a connu beaucoup de péripéties. « Après la signature de l’Accord en 2018, beaucoup de contingences ont retardé son démarrage dont la dernière est celle de la crise liée à la pandémie du Coronavirus », a-t-il souligné. M. Oumar Saley Amadou a notifié que le Premier Ministre, SE Brigi Rafini a suivi de très près l’ensemble du processus ; c’est ce qui justifie l’intérêt qu’accordent les plus hautes autorités à ce projet.

 

Ali Maman. (Extrait du Sahel du 6 juillet 2020)